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Vinted, la plateforme qui développe une nouvelle forme de fast-fashion ?

Vinted, la plateforme qui développe une nouvelle forme de fast-fashion ?

Vinted, c’est quoi ?

Créée en 2008 en Lituanie, Vinted est une plateforme de revente de mode en ligne qui a  été largement mise sur le devant de la scène lors du premier confinement en 2020. Même si son arrivée en France date de 2013, la plateforme connaît un véritable succès depuis ces 5 dernières années. Elle est même devenue une “licorne” fin 2019 et elle comptabilise actuellement plus de 16  millions d’utilisateurs et d’utilisatrices en France (son plus gros marché). 

Leader actuel sur le marché de la seconde main, on peut se poser la question de savoir si utiliser Vinted est un geste durable et vertueux ou juste une nouvelle forme de fast-fashion ? 
C’est ce que l’on va essayer de comprendre aujourd’hui ! 

Vinted 3

Qu’on le veuille ou non, Vinted s’avère être un modèle qui fonctionne très bien. Cette application nous permet de redonner vie à des vêtements (mais pas que) que l’on ne porte plus, tout en arrondissant nos fins de mois et ce de manière simple et rapide. Cela semble être l’alternative idéale pour développer une consommation plus responsable.

Par ailleurs, Vinted communique beaucoup pour se donner l’image d’une plateforme écologiquement responsable et à contre-courant de l’industrie textile à bas prix classique qui est de plus en plus critiquée. En jouant la carte de l'acteur indispensable de l’économie circulaire , Vinted attire toujours plus de fidèles qui pensent agir pour la bonne cause. 

Mais voilà, cette image d’entreprise alternative et vertueuse peut-être trompeuse ! 

La véritable promesse de Vinted est la suivante « Nous permettre de nous faire de l’argent tout en renouvelant son dressing et en nous débarrassant efficacement de nos vieilles pièces ». Le problème, c’est que cette promesse ressemble dangereusement au concept même de la fast-fashion « Renouveler en permanence sa garde-robe sans se ruiner. » 

Vinted 2

Alors oui,  avec Vinted on donne une seconde vie à nos vêtements au lieu de les jeter,  mais est-ce suffisant ? 

Vinted pousse les utilisateurs et les utilisatrices à vendre des vêtements pour s’en acheter davantage. En un clic, l’utilisateur ou l’utilisatrice peut accéder à des centaines de bonnes affaires ou augmenter son pouvoir d’achat grâce à la vente de ses habits. Finalement, c’est comme si c’était les soldes en permanence sur le site. Les utilisateurs ont donc toujours l’impression d’être face à de bonnes affaires qu’il ne faudrait surtout pas rater. Alors ils/ elles achètent et si la commande ne convient finalement pas, ils/elles pourront toujours la revendre à nouveau sur Vinted pour s'acheter autre chose...
Et il est là, le second problème de Vinted : la déculpabilisation. 

Avec Vinted, nous avons l’impression de pouvoir nous lasser de nos vêtements plus facilement et rapidement et que cela est sans conséquence puisque nous pourrons les revendre plus tard sur l'application. Le site Vinted se révèle être au final plus un accélérateur de fast-fashion qu’un acteur de la slow fashion…

Mais on peut utiliser Vinted de manière éthique.
Le concept de Vinted part d'une bonne idée ! Il faut juste savoir bien l’utiliser : 
  • N'acheter que des produits dont on a réellement besoin. 
  • Acheter des produits qui vont nous durer et de qualité. 
  • Réfléchir avant un achat et ne pas se laisser trop tenter par le côté “bonne affaire”. 
  • Vendre ou acheter  par lot pour éviter d’envoyer ou de recevoir plusieurs petits colis. 
  • Ne pas utiliser la plateforme à outrance mais au contraire avec parcimonie. 
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut essayer de garder la même ligne de conduite que celle qu’on s’impose quand on fait des achats de manière plus “classique”. Ce n’est pas parce que c’est de la seconde main et que c’est sur Internet entre particuliers qu’il faut réduire nos efforts. 

Finalement, la consommation parfaite n’existe pas. Il faut juste essayer au maximum de consommer moins mais mieux. On peut, par exemple, se tourner vers des brocantes ou des friperies qui proposent des articles de seconde main qui sont souvent de très bonne qualité ! Ça fait marcher les petits commerces et en plus, on sait vraiment ce que l’ on achète : on peut essayer, tester etc… Ce sont des achats qui peuvent être plus réfléchis. 

En parallèle de cela, on peut aussi alterner avec l'achat de produits neufs mais tout de même issus de la slow fashion. C’est le cas par exemple avec les marques que nous proposons chez Sélène.

Ce sont deux manières différentes de consommer mais qui se combinent très bien car elles restent toujours dans cette démarche de consommer de manière réfléchie.

- Anaïs